Sennett (Richard)
La famille contre la ville
Les classes moyennes de Chicago à l’ère industrielle (1872-1890)
ISBN 978-2-86222-022-2, 14 x 21,5, 248 p.   24 €
1980

Disponible aussi en édition numérique

« […] Car les centres d'intérêt de Richard Sennett sont nombreux : la famille, l'autorité, l'urbanisme, mais aussi le travail et ses mutations à l'heure du “capitalisme flexible” (Le Travail sans qualités. La culture du nouveau capitalisme, Albin Michel, 2000 et 2006). Cherchant toujours à déterminer “dans quelle mesure nous pouvons devenir nos propres maîtres”, inspiré par la tradition philosophique du pragmatisme américain, il a pour habitudes de ne pas respecter les frontières disciplinaires et de dialoguer avec l'histoire, la philosophie, l'ethnologie… “J'ai des sujets, le travail, la ville, les arts, mais j'aime à penser que je n'ai pas de ‘position’, que cela reste fluide.” Et quand, dans la conversation, il fait référence à Tocqueville, c'est pour rendre hommage à la souplesse d'esprit, à la pensée en mouvement du philosophe français. Les livres de Sennett portent la trace de cet amour des volutes —il est un grand fumeur de pipe— qui lui vaut, du reste, une place un peu à part dans le monde de la sociologie américaine où la technicité est actuellement très en vogue. » Julie Clarini, «L'art du mouvement», Le Monde, 21 fév. 2014.

« Ce livre est un beau pavé dans la mare d’une époque qui rêve de la chaleur du foyer et de la tendresse des petites communautés en oubliant, pour reprendre le titre d’un autre ouvrage de Sennett, la tyrannie des intimités. » Yves Lequin

« Une écriture passionnée au service d’une recherche exigeante et d’une analyse approfondie. » Journal of American History

• Pierre Vallin, Études, juillet 1981

• Yves Lequin, Le Matin, 8 avril 1981

• Pierre Dommergues, Le Monde, 18 octobre 1981

Le Monde des livres, 27 février 1981